Xavier Burgun

Xavier Burgun
VAE : « Avec ce diplôme, mon cursus est complet, la boucle est bouclée »

Titulaire d’un DUT, Xavier Burgun est devenu ingénieur technico-commercial après plusieurs années d’expérience professionnelle. Souhaitant terminer son cursus avec le diplôme d’ingénieur et faire reconnaître ses compétences, il a choisi l’INSA Strasbourg et la VAE (validation des acquis de l’expérience). Cette expérience est une de ses plus grandes satisfactions personnelles.

Vous avez obtenu le diplôme d’ingénieur en génie climatique et énergétique par la VAE en 2014. Pourquoi avoir fait ce choix ? Quelles étaient vos motivations ?

C’est la suite de mon parcours. J’ai souhaité entrer rapidement dans la vie professionnelle après mon DUT en génie thermique et énergétique en 1988, pour acquérir mon indépendance financière. Je suis entré chez Quiri, une PME de 140 salariés à Schiltigheim, qui conçoit et fabrique des échangeurs thermiques. Puis, j’ai été commercial dans une autre société d’installations de réseau climatiques et de chauffage pour le bâtiment.

Je n’étais pas totalement satisfait de mon poste et je ressentais de la frustration de ne pas avoir terminé mon cursus jusqu’au diplôme d’ingénieur. Alors, j’ai sollicité un congé individuel de formation en 97 pour suivre une licence et une maîtrise de génie des systèmes industriels à l’Université de Strasbourg. Je suis retourné chez Quiri pour mon stage de 6 mois, ils m’ont recruté comme ingénieur technico-commercial.

La VAE me paraissait être la solution pour obtenir ce diplôme d’ingénieur que je convoitais.

Pourquoi l’INSA Strasbourg ?

La spécialité génie climatique et énergétique était proche de mon domaine professionnel, de ma formation initiale, et elle correspondait à mes aspirations scientifiques.

L’INSA Strasbourg est une école réputée depuis très longtemps. C’est une école prestigieuse. J’ai déposé mon dossier en 2011, il a été accepté et il m’a fallu deux ans pour décrocher ma VAE.

Comment s’est déroulé le processus de la VAE ?

C’est une démarche personnelle. Il s’agit de construire un dossier dans lequel on fait correspondre les compétences acquises par la pratique professionnelle avec le référentiel académique de l’école. La rédaction du mémoire consiste à justifier cette correspondance. C’est en quelque sorte l’inverse de la formation initiale où vous apprenez la théorie que vous mettrez en pratique dans la vie professionnelle. Dans la VAE, vous avez une pratique professionnelle que vous devez connecter à la théorie. Chaque VAE est différente par sa construction et sa rédaction.

J’ai été suivi par le responsable de la spécialité génie climatique, Bernard Flament, que je voyais environ 2h tous les deux mois. Il m’orientait, rectifiait ma trajectoire ou me demandait d’approfondir un point.

Qu’est-ce que cette formation vous a apporté ?

La VAE donne l’opportunité d’approfondir, de réfléchir sur sa pratique professionnelle. Quand on est ingénieur, on se doit de ne pas simplement répéter des manières de faire, mais de réfléchir, de voir toutes les articulations d’un projet. Personnellement, cette expérience m’a donné de l’assurance face à mes clients, j’ai consolidé mes connaissances et mes compétences.

Elle m’a aussi apporté une grande satisfaction personnelle : j’ai réussi à surmonter les difficultés. Avec ce diplôme, mon cursus est complet, la bouche est bouclée.

Avez-vous rencontré des difficultés ?

Je me suis senti un peu désorienté, désemparé, au démarrage. Je ne savais pas dans quelle direction aller. Mais c’est une phase nécessaire, qui me semble normale lorsqu’on met les choses à plat. La VAE m’a occupé les soirs et week-end pendant 2 ans. C’est exigent, mais c’est à la hauteur du diplôme.

Avez-vous évolué depuis votre VAE et quels sont vos projets ?

Dans mon entreprise, le diplôme n’est pas la condition pour évoluer. Mais il apporte une reconnaissance. Quelques semaines après l’obtention de ma VAE, j’ai été promu directeur commercial.

La recommanderiez-vous et si oui, quels conseils donneriez-vous aux candidats ?

Oui, bien sûr. C’est une formidable expérience, une des satisfactions de ma vie. Je ne le crie pas sur les toits, ça reste personnel. C’est une opportunité qui existe, une belle expérience intellectuelle, intéressante, qui permet de faire le point, de prendre de la hauteur.

Il faut être conscient que c’est un cheminement long qui nécessite beaucoup de travail. On construit petit à petit son mémoire, comme une maison. Il faut être déterminé quant au but à atteindre (décrocher la VAE) et se laisser conduire par les évènements. On ne maîtrise pas tout, on s’adapte à ce qu’exige ce cheminement.

Propos recueillis par Stéphanie Robert

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